Augmentation de loyer : ce que le bailleur peut (vraiment) faire
Réponse rapide : en cours de bail, le loyer ne peut augmenter que par la révision annuelle — et seulement si une clause du bail la prévoit, une fois par an, plafonnée par la variation de l’IRL de l’INSEE (+0,78 % sur un an au T1 2026), sans effet rétroactif et prescrite au bout d’un an. Les logements classés F ou G au DPE sont exclus de toute hausse depuis août 2022. Toute augmentation hors de ce cadre se conteste — vérifiez le calcul en 30 secondes avec notre calculateur IRL.
Les 4 verrous de la révision annuelle
1. La clause. Pas de clause de révision au bail = loyer figé pendant toute la durée du contrat. 2. Le plafond IRL. Nouveau loyer = loyer actuel × IRL du trimestre de référence ÷ IRL du même trimestre de l’année précédente. Le trimestre de référence est celui du bail (à défaut, le dernier publié à la signature). 3. Le calendrier. Une fois par an, à la date prévue au bail ou à la date anniversaire. 4. La prescription. Le bailleur a un an pour appliquer la révision ; passé ce délai, elle est perdue pour la période écoulée et ne vaut que pour l’avenir, sans rattrapage.
FAQ — augmentation de loyer
Mon bailleur n’a pas révisé depuis 3 ans et réclame le rattrapage : doit-je payer ?
Non : chaque révision non appliquée dans l’année est perdue. Il peut seulement appliquer la révision de l’année en cours, pour l’avenir, à compter de sa demande.
Des travaux d’amélioration justifient-ils une hausse en cours de bail ?
Uniquement si vous l’acceptez : une clause travaux ou un avenant signé peut prévoir une majoration après des travaux d’amélioration (pas d’entretien). Sans votre signature, rien ne s’impose.
Le loyer peut-il augmenter librement entre deux locataires ?
Pas partout : en zone tendue, le nouveau loyer est en principe plafonné à celui de l’ancien locataire (révisé IRL), et dans les villes encadrées, le loyer de référence majoré s’impose en plus. Le point complet est dans encadrement des loyers.