Assurance habitation : une obligation légale du locataire

🗓 À jour 2026 — contenu juridique vérifié le 8 juillet 2026. Indices, plafonds et textes évoluent : les repères donnés sont ceux en vigueur à cette date.

Réponse rapide : tout locataire doit s’assurer contre les risques locatifs — incendie, explosion, dégât des eaux — et le justifier par une attestation à la remise des clés puis chaque année à la demande du bailleur (article 7 g de la loi du 6 juillet 1989). À défaut, deux sanctions : la résiliation du bail (si une clause le prévoit) ou l’assurance « pour compte » — le bailleur souscrit à votre place et vous refacture la prime, majorée, par douzièmes sur vos quittances. L’obligation vaut en vide comme en meublé, colocation et bail mobilité compris.

L’obligation, précisément

Question Règle
Minimum légal Garantie des risques locatifs : incendie, explosion, dégât des eaux — elle couvre les dommages causés au logement
Quand justifier À la remise des clés, puis chaque année sur demande du bailleur
Qui, en colocation Le logement doit être couvert en continu : contrat unique listant tous les colocataires, ou police par personne — voir colocation
Exceptions Locations saisonnières et logements de fonction (le meublé classique, lui, est bien concerné)
Choix de l’assureur Libre : le bailleur ne peut ni l’imposer, ni exiger des garanties au-delà des risques locatifs
Défaut d’assurance : le mécanisme exact. Le bailleur vous met en demeure de justifier ; sans attestation sous un mois, il peut souscrire pour votre compte une assurance risques locatifs, dont la prime — majorée dans la limite fixée par la loi — se récupère par douzièmes à chaque loyer. L’alternative, si le bail contient une clause résolutoire visant l’assurance : la résiliation judiciaire du bail. Et le vrai risque est ailleurs : sans assurance, un sinistre se paie de votre poche — un dégât des eaux traversant deux étages ou un départ de feu se chiffrent en dizaines de milliers d’euros, récupérables sur vos revenus pendant des années.
💡 Le minimum légal protège… le propriétaire. Pas vous. Les « risques locatifs » indemnisent les dommages au bâti — pas vos meubles, pas votre responsabilité envers les voisins (le recours des voisins et des tiers est une garantie distincte), pas le vol. Pour être réellement couvert, la multirisque habitation s’impose ; la différence de prix est souvent de quelques euros par mois. Notre guide des garanties détaille la grille de lecture, et nos fiches notées (Acheel, Lovys…) comparent les offres du marché.

🛡️ Bien choisir son assurance habitation

Avant de souscrire : vérifiez la garantie des risques locatifs (le minimum légal), la responsabilité civile, les plafonds mobiliers et les franchises. Comparez au moins trois devis — les écarts atteignent 40 % à garanties égales.

Comprendre les garanties

FAQ — obligation d’assurance

Le bailleur peut-il exiger une multirisque complète ?

Non : la loi n’impose que les risques locatifs, et le choix du contrat vous appartient. Il peut seulement exiger l’attestation couvrant ce minimum — tout le reste relève de votre intérêt, pas de son droit.

J’ai oublié de renouveler mon attestation : le bail peut-il sauter ?

Pas sans étapes : demande du bailleur, mise en demeure, puis assurance pour compte ou action en résiliation. Une attestation transmise, même tardive, éteint l’incident — automatisez l’envoi annuel (votre assureur l’envoie par e-mail en 2 clics).

L’assurance pour compte souscrite par le bailleur me couvre-t-elle vraiment ?

Elle couvre les risques locatifs — le minimum — au tarif fort et sans vos intérêts (mobilier, RC vie privée, recours voisins). Reprenez la main dès que possible : souscrivez votre propre contrat et demandez la résiliation de l’assurance pour compte.